Les premiers « banquiers volants » débarquent chez BNP Paribas Fortis

Source : l'Echo

Avec une tablette et une connexion sécurisée, on peut très bien se passer d’une agence pour vendre des produits bancaires. C’est l’idée derrière le « flying banker » qui débarque chez BNP Paribas Fortis. Il rencontrera son client à la maison, au boulot, n’importe où.

D’ici quelques semaines, BNP Paribas Fortis va inaugurer un nouveau concept de banquiers, le « flying banker », a appris L’Echo: le banquier volant.

À travers le pays, des banquiers mobiles, non rattachés à une agence en particulier, iront au contact des clients là où ceux-ci le veulent: dans une agence ou un bâtiment de la banque bien sûr, mais ce pourra aussi être à la maison, au boulot, au resto, etc.

Contactée, la banque confirme le lancement d’un pilote fin septembre, voire en octobre, mais ne souhaite pas en dire plus à ce stade. Elle veut d’abord présenter le plan en interne. Et puis, nous revient-il, elle attend encore le feu vert définitif des autorités, la FSMA en l’occurrence.

Premiers clients concernés: les entrepre-neurs avec un patrimoine privé supérieur à 85.000 euros.

« N’importe où »

Il y a un an, la banque nous indiquait travailler sur le concept. « Jusqu’à présent, le client doit se rendre en agence pour avoir un contact face-à-face avec son banquier, situait Michael Anseeuw, general manager retail banking. Désormais, les technologies permettent de rencontrer le client où il le veut, même s’il s’agit de signer un contrat ou de faire des transactions: avec un iPad et une connexion sécurisée, cela peut se faire au domicile du client, sur son lieu de travail, n’importe où. »

Depuis lors, le concept est devenu un projet concret sur lequel ont travaillé des équipes de la banque de détail et des départements juridique et IT.

Selon nos informations, ce sont dix-huit premiers banquiers volants que la banque va mettre sur les routes. Ces conseillers se focaliseront sur une clientèle d’entrepreneurs avec un patrimoine privé supérieur à 85.000 euros, les clients « priority » selon le jargon maison, avec lesquels ils traiteront de produits d’épargne et d’investissement. Si le pilote donne satisfaction, il est prévu d’étendre le servie à d’autres segments de clientèle.

Ces flying bankers travailleront sur rendez-vous uniquement, à placer entre 8 et 20h. Cette disponibilité élastique n’est plus exceptionnelle désormais puisque la banque a modifié en début d’année les horaires de son réseau d’agences, désormais accessibles jusqu’à 20h sur rendez-vous.

« James » cartonne

Les banquiers mobiles viendront compléter le service de conseil à distance baptisé « James », qui permet aux clients dits « priority » (à partir de 85.000 euros) et « private » (au-delà de 250.000 euros) de se faire assister par un conseiller par téléphone ou webcam entre 7 et 22h. Après des débuts poussifs, le service cartonne depuis 2016, année qui a vu le nombre de clients utilisateurs multiplié par cinq, à 95.000.

Cela dit, si les ventes à distance en ligne se développent rapidement, la banque observe que le contact physique a encore la préférence d’une majorité de clients, en particulier chez les moins jeunes c’est-à-dire les mieux dotés financièrement. Le lancement des banquiers volants vient de là: ne pas perdre une occasion de vendre.

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